La mastubation : petit péché, grand plaisir

 

La masturbation féminine quoi qu’on en dise reste encore un sujet très tabou, un secret inavouable, une gêne angoissante. Pourtant, elle n’est que plaisir, joie et bonheur. Elle n’apporte que des bienfaits, avec seuls risques possibles : la dépendance et l’exclusivité. Alors pourquoi est-ce si difficile d’avouer qu’on s’accorde un petit moment de plaisir en solo ? Comme si c’était quelque chose de vilain ?

 En effet, aujourd’hui encore, la morale religieuse considère la masturbation comme un acte pervers et on comprend bien pourquoi en voyant l’étymologie du mot masturber : du latin masturbare, mas « viril » ou manus « main » et turbare « agiter » ou struprare « souiller ». Mais, on a tous fini par comprendre que se faire du bien, prendre soin de soi et apprendre à connaitre son corps, ses désirs et ses fantasmes (car, oui, la masturbation permet tout ça) ne peuvent en rien être quelque chose de malsain, de sale et de pervers. D’autant plus qu’on ne fait du mal à personne et que du même coup on prend soin de sa santé sexuelle, physique et psychologique. Et, c’est encore moins un acte égoïste, car celles qui se masturbent savent mieux que quiconque ce qui les fait vraiment grimper aux rideaux et ce qu’elles attendent d’un partenaire et ainsi, elles arrivent facilement à guider celui-ci lors de leurs ébats et à profiter pleinement tous les deux d’une jouissance maximale.

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Pourtant cette honte et cette gêne d’avouer qu’on aime se donner du plaisir en solo est encore ancrée dans notre culture alors que beaucoup de femmes la pratiquent. Notre éducation y est pour beaucoup. On nous apprend dès l’enfance que notre partie génitale est une zone interdite et réservée, nous confinant ainsi dans une crainte et un refus d’explorer et de s’approprier notre corps et cela persiste jusqu’à l’âge adulte ou l’on risque probablement d’être frustrée sexuellement. Mais, si on est assez futée, on découvre très tôt les joies de la masturbation et on en profite avec plaisir et volupté car c’est un acte réjouissant et apaisant.

À part découvrir son corps, ses zones érogènes et ses désirs, les vertus de la masturbation sont nombreuses. Elle permet, entre autres, de se détendre, de se relaxer en diminuant le stress, de dormir mieux, d’améliorer son rythme cardiaque au même titre que le sexe et d’apaiser certaines douleurs comme les maux de tête. Celles qui s’y adonnent ne sont pas uniquement et typiquement celles qui sont en manque ou les célibataires. On peut très bien être en couple ou mariée, être très épanouie sexuellement et ressentir tout de même l’envie de s’offrir un peu de plaisir toute seule de temps en temps. Des études scientifiques montrent en effet que celles qui se masturbent ont, généralement, une vie sexuelle plus épanouie et jouissent plus facilement lors des rapports.

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 Les seuls inconvénients de cette petite pratique, ou plutôt grande pour certaines, est la dépendance et l’exclusivité. En effet, on peut en devenir accroc et en user comme d’une drogue chaque fois que ça va mal ou chaque fois qu’on n’arrive pas à dormir et même quand on se sent parfaitement bien car c’est vrai qu’elle (la masturbation) fait l’effet d’une cigarette ou d’une bonne douche, en une version plus sensuelle. Mais, c’est une dépendance agréable tout compte fait car elle n’aura aucun effet néfaste sur la santé à part ce sentiment de dépendance. Il faut juste essayer de ne pas être trop violente pour ne pas provoquer des irritations. Ce qui peut être posé comme un problème c’est l’exclusivité. Rester seule avec soi à se donner du plaisir et ne pas vouloir ou ne pas sentir le besoin ou la nécessité d’aller vers les autres peut être le signe d’un repli sur soi-même et d’une vie sexuelle appauvrie, alors que le plaisir sexuel, et surtout ce petit plaisir solitaire qui se trouve très bien pour pimenter une relation, est beaucoup plus riche et plus épanouissant quand on a quelqu’un avec qui le partager.

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Il n’y a aucune raison d’avoir honte ou de se sentir gênée de dire librement qu’on se donne du plaisir et qu’on adore ça, car c’est une preuve que l’on s’assume, qu’on s’affirme et qu’on se sent libre de faire ce qu’on veut. D’autant plus, que ça ne fait que du bien par tous les moyens. Si vous vous lancez à peine, tachez seulement de trouver votre technique et les moyens nécessaires (oreillers, objets, jet d’eau, etc.).(c)pixabay

À propos de l'auteur

Andeve

Femme je suis. J’écris pour dire la vie. J’écris pour dire le monde. Vus d'en bas. Appelez-moi Andeve !

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8 Commentaires

  1. Je suis pour l’exclusivisme et non la dépendance. Ca parait bizarre mais je vous assure que c’est mieux comme ca, laissez les hommes faire les cons avec leurs zizi et amusons-nous nous même . Woawwwwww C’est coooooooooooooollllllllllll.

  2. Bonjour Andeve,
    J’apprécie beaucoup comment tu relatives dans tes écrits en évitant de mettre en évidence un côté positif ou négatif. Tu informes sur ce qu’il faut pour savoir pour casser les clichés et tu renvoies chacun à sa liberté de choisir!
    Fine.

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